Dés l'instant où l'on apprends qu'un jour notre vie aura une fin, nous commençons à courir après le temps. Ridicule obsession, nous ne pouvons nous empêcher de s'imaginer un chronomètre qui s'arrêterait le jour de notre mort. Alors pour se dire que l'on peut le vaincre, ce temps, on joue avec le feu. De conneries en merdes, on croit vivre. Et quand la flamme nous revient, on ose s'avouer nos fautes et nos erreurs. Trop fier pour reconnaître que là, on a bien merdés. La dignité, unique instinct qui reste quand tout est parti. C'est à ce moment là que commence la remise en question. Dur examen entre soi et soi-même. Des larmes, des remords. Rien n'est plus cruel que ça. Pense-on. Doux souvenir d'une enfance fleurie, remémoration de notre décadence et pleurer sur toutes ces désillusions. Et oser se relever pour cette foutue dignité. Avancer, avancer, courir et finir par arriver à voler.